Présidentielle 2027 : les économies comparées
Premier épisode de la série présidentielle de La Note, un thème le 20 de chaque mois : les économies. Cinq candidats sur neuf publient un total. Ramenés par La Note à un montant annuel en fin de mandat, ils vont de 3,99 à 6,38 points du PIB de 2027.
Le RN annonce 140 milliards « nets » que le discours ne définit pas
Le 6 octobre 2026, au siège du Rassemblement national, Marine Le Pen a présenté la trajectoire budgétaire qu'elle propose pour le quinquennat. Jordan Bardella a ensuite présenté le contre-budget du parti pour 2027. Le montant central tient dans une phrase de la candidate : « nous portons l'ajustement nécessaire à 140 milliards d'euros nets d'économie en 2032 par rapport à 2026 ».
Le 27 août, devant le Medef, elle parlait d'« un ajustement minimal de 125 milliards d'euros ». Elle relève le montant de 15 milliards en invoquant la hausse des taux et le budget du Gouvernement. Les 125 milliards deviennent un palier : « une baisse des dépenses de 125 milliards d'euros avant 2030 ».
Le discours range les 140 milliards du côté de la dépense : « Cet ajustement de 140 milliards d'euros par les dépenses sera parallèle à une baisse des impôts d'au moins 30 milliards d'euros nets. » Les baisses d'impôts se comptent à côté des 140 milliards, pas à l'intérieur.
Le mot « nets » n'y est pas défini. Le discours ne met un brut en regard d'un net qu'une fois, pour l'impôt sur les dix-huit premiers mois : « des baisses d'impôts brutes de 54 milliards soit 28 milliards nets ». Le passage n'explique pas l'écart de 26 milliards entre les deux. Le discours ne dit pas si les 140 milliards incluent la charge d'intérêts qu'il compte économiser, « au moins 31 milliards rien qu'en 2032 ». Il ne dit pas davantage s'ils se comptent avant ou après les dépenses nouvelles prévues, dont « une provision de 15 milliards à horizon 2032 » pour des mesures à annoncer pendant la campagne.
Un document écrit pourrait répondre. Le discours renvoie à un tableau d'« une centaine de lignes ». Le RN a remis à la presse un dossier, non publié en ligne, que La Note n'a pas obtenu. L'Institut de l'Entreprise, cercle de réflexion d'entreprises qui en cite les diapositives, y lit un « net » d'une autre nature : les économies et les recettes brutes, diminuées des baisses d'impôts et des dépenses nouvelles. Si cette lecture est exacte, le dossier et le discours ne donnent pas le même sens au mot. Au 11 octobre, aucun des comptes rendus de la conférence consultés par La Note ne rapporte que Jordan Bardella, qui présentait le contre-budget, ait défini « nets ».
Poste par poste, le discours donne peu de montants. La politique migratoire et la « priorité nationale » « rapporteront 15 milliards la première année, 29 milliards en année pleine », soit « autour de 20 % » du plan selon la candidate. Des corrections du système de retraites, annoncées « dans les semaines à venir », doivent dégager « entre 15 et 20 milliards d'économie à terme ». La « contribution nette » de la France au budget européen serait ramenée « à 5 milliards d'euros seulement », sans que le discours dise quelle mesure de cette contribution il retient. La réorganisation de l'État, les agences, les collectivités et les effectifs publics y sont cités sans montant. Le reste est renvoyé au tableau.
Cinq candidats sur neuf publient un total d'économies, aucun ne dit contre quel niveau de dépense
La Note place les neuf candidats qu'elle suit sur une même grille, à partir des documents qu'eux-mêmes ou leur parti publient : site, texte signé, discours daté, entretien republié, compte rendu de meeting, profession de foi. Un montant connu seulement par la presse n'y entre pas. Le relevé est arrêté au 11 octobre 2026. Olivier Faure n'y figure plus : Raphaël Glucksmann a été désigné dès le premier tour de la primaire socialiste « Choisir 2027 », dont les résultats ont été annoncés le 11 octobre au soir.
Dans les graphes de cette page, chaque candidat porte la couleur de sa famille politique. Les candidats y suivent l'ordre de la grille des nuances que le ministère de l'Intérieur a fixée pour les sénatoriales de 2026, appliquée au parti de chacun. David Lisnard y prend la nuance divers droite, attribuée à la liste qu'il a conduite à Cannes aux municipales de mars 2026. Le mouvement de Dominique de Villepin n'y figure pas : il est placé à part, hors grille, sans position sur cet axe.
Ce que chaque candidat publie sur ses économies
Neuf candidats, six éléments, relevé arrêté au 11 octobre 2026
- publié sur un document du candidat ou de son parti
- publié en partie, la case dit ce qui manque
- non publié au 11 octobre 2026
Mélenchon
La France insoumise
Total : non publié ; un plan bâtiment et logement, 12 Md€ par an d'investissements supplémentaires de l'État
Base ou référence : non publié
Horizon : non publié
Ventilation : non publié
Cible de déficit : non publié
Trajectoire annuelle : non publié
Glucksmann
Place publique
Total : non publié
Base ou référence : non publié
Horizon : non publié
Ventilation : non publié
Cible de déficit : non publié
Trajectoire annuelle : non publié
Attal
Renaissance
Total : 150 Md€ d'économies
Base ou référence : non publié
Horizon : « d'ici 2032 » (29 septembre), « tout au long de son mandat » (4 octobre)
Ventilation : deux tiers sur les dépenses sociales ; assurance chômage, 5 Md€ (juillet)
Cible de déficit : sous 3 % du PIB avant la fin du mandat
Trajectoire annuelle : non publié
Philippe
Horizons
Total : non publié ; 50 Md€ d'aides en moins contre 50 Md€ de baisses d'impôts de production
Base ou référence : non publié
Horizon : non publié
Ventilation : non publié
Cible de déficit : 2 % du PIB en fin de quinquennat
Trajectoire annuelle : non publié
Retailleau
Les Républicains
Total : 150 Md€ d'économies, entretien republié par son parti
Base ou référence : non publié
Horizon : non publié
Ventilation : non publié ; les livrets du parti chiffrent d'autres grandeurs
Cible de déficit : non publié
Trajectoire annuelle : non publié
Lisnard
Nouvelle Énergie
Total : 200 Md€ par an à la fin du quinquennat
Base ou référence : non publié
Horizon : 80 Md€ la première année, 200 Md€ à la fin du quinquennat
Ventilation : usage chiffré : 120 Md€ rendus en salaire net, 40 Md€ en impôts de production, 40 Md€ à la dette ; postes sans montant
Cible de déficit : non publié ; sa cible porte sur les prélèvements
Trajectoire annuelle : non publié
Le Pen
Rassemblement national
Total : 140 Md€ nets d'économie
Base ou référence : « par rapport à 2026 », grandeur non dite
Horizon : 2032, paliers à 18 mois et avant 2030
Ventilation : quelques postes chiffrés dans le discours, dont l'immigration
Cible de déficit : quatre formulations, dont inférieur à 2,5 % en 2032
Trajectoire annuelle : jalons dans le discours ; dossier remis à la presse, non obtenu par La Note
Zemmour
Reconquête
Total : non publié
Base ou référence : non publié
Horizon : non publié
Ventilation : non publié
Cible de déficit : non publié
Trajectoire annuelle : non publié
hors grille des nuances
Villepin
La France humaniste
Total : 125 Md€ à trouver
Base ou référence : dit ce que le montant couvre : 2 points de déficit et les dépenses obligatoires ; pas de niveau de dépense de référence
Horizon : 2031, en année pleine
Ventilation : croissance, niches, hausses d'impôts
Cible de déficit : sous 3 % en 2031
Trajectoire annuelle : croissance de 0,8 % par an ; déficit non donné année par année
Documents retenus : site, texte signé, discours daté, entretien republié, compte rendu de meeting et profession de foi, du candidat ou de son parti. Un montant connu seulement par la presse n'entre pas. Ligne Le Pen : discours du 6 octobre, sur transcription automatique.
Sources : [S1], [S4] à [S17], [S19] à [S21], [S26], [S27], [S28].
Les colonnes de la référence et de la trajectoire annuelle ne portent aucune case pleine. Aucun des cinq totaux ne dit à quel niveau de dépense il se compare. Aucune trajectoire année par année ne figure sur les documents relevés.
Cinq candidats publient un total. Gabriel Attal annonce « 150 milliards d'euros d'économies, dont les deux tiers sur les dépenses sociales ». Bruno Retailleau évoque « les 150 milliards d'euros d'économies que je propose » dans un entretien au JDD, republié par son parti le 12 septembre. Marine Le Pen annonce 140 milliards. David Lisnard vise « 80 milliards d'euros » de baisse de dépense publique « dès la première année », puis 200 milliards. Dominique de Villepin, qui ne s'est pas déclaré candidat au 11 octobre, écrit : « Il faut trouver 125 milliards d'euros d'ici 2031, en année pleine ». Il est le seul à dire ce que ce montant doit couvrir : « les 2 points de déficit qui nous séparent des 3% » et « les dépenses obligatoires ».
Les quatre autres ne publient pas de total. Édouard Philippe échange sur son site « 50 Md€ d'aides publiques improductives en moins » contre « 50 Md€ de baisses d'impôts de production ». Le 8 octobre, il nomme un « plan de redressement des finances publiques », sans montant. Jean-Luc Mélenchon publie un seul plan chiffré, pour le bâtiment et le logement : 12 milliards d'euros par an « d'investissements supplémentaires de l'État ». Son programme, L'Avenir en commun, paraît en livre le 6 novembre.
Raphaël Glucksmann n'a publié aucun montant d'économies, ni sur son site ni dans sa profession de foi de la primaire. Il a cité des montants en émission, que La Note ne connaît que par la presse. Éric Zemmour n'a rien publié sur le thème. Le « plan massif d'économies » qu'évoque un site lié depuis la page d'accueil de son parti, Reconquête, est signé de Sarah Knafo, qui n'est pas candidate : La Note ne l'attribue pas au candidat.
Sans référence publiée, un même montant peut décrire une dépense en baisse ou en hausse
Une économie se compte toujours contre quelque chose. Comptés contre l'année de départ, 140 milliards d'économies voudraient dire une dépense inférieure de 140 milliards à celle de 2026 : elle baisserait en euros. Comptés contre une trajectoire sans réforme, ils voudraient dire une dépense inférieure à ce qu'elle aurait été. Elle pourrait alors augmenter en euros tout en affichant 140 milliards d'économies.
Le Gouvernement emploie la seconde méthode. Son budget 2027 compte 43 milliards d'euros de mesures nouvelles contre un déficit qui, sans elles, avoisinerait 6,5 % du PIB. Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), qui rend un avis sur les prévisions du budget, écrit que « ce quantum ne s'identifie pas à l'effort de redressement effectif ».
Marine Le Pen dit « par rapport à 2026 » sans dire laquelle des deux lectures elle retient. Son discours chiffre bien un scénario sans réforme : « Sans action décisive, le déficit public dérivera jusqu'à 7,2 % du PIB en 2032. » Elle l'attribue au « consensus des experts, en particulier le FMI », sans nommer de publication. Elle ne le désigne pas comme la référence des 140 milliards. Les quatre autres candidats qui publient un total ne donnent aucun niveau de dépense de référence.
Trois totaux sur cinq sont donnés pour une année, deux ne disent pas s'ils sont annuels
Un montant d'économies peut désigner le niveau atteint une année donnée ou une somme étalée sur plusieurs années. Les candidats ne visent pas non plus les mêmes années.
À quelle année se rapporte chaque montant et chaque cible
Totaux d'économies, paliers et cibles de déficit, au mot du candidat
- montant
- cible de déficit formulée comme une borne (« sous », « inférieur à »)
- cible formulée comme une valeur
- « avant », « d'ici »
Années écrites par le candidat
hors grille des nuances
Horizons écrits sans année
Les mots du candidat, que La Note ne place sur aucune année.
n'a pas publié de total ; n'a pas publié de cible de déficit
horizon non publié
- 12 Md€ par an d'investissements, plan bâtiment et logement
n'a publié aucun montant ; n'a pas publié de cible de déficit
sur tout le mandat
- 150 Md€ tout au long de son mandat (page du 4 octobre)
fin du mandat
- déficit sous 3 % du PIB avant la fin du mandat
n'a pas publié de total
fin du mandat
- déficit à 2 % du PIB en fin de quinquennat
horizon non publié
- 50 Md€ d'aides en moins contre 50 Md€ de baisses d'impôts de production
n'a pas publié de cible de déficit
horizon non publié
- 150 Md€ d'économies
n'a pas publié de cible de déficit
début du mandat
- 80 Md€ dès la première année
fin du mandat
- 200 Md€ par an à la fin du quinquennat (compte rendu de meeting publié par son parti)
horizon non publié
- au moins 200 Md€ en trajectoire (autre page du parti)
début du mandat
- plus de 71 Md€ en 18 mois de mandat
- déficit sous 3 % en 18 mois
n'a publié aucun montant ; n'a pas publié de cible de déficit
hors grille des nuances
Relevé arrêté au 11 octobre 2026. Ligne Le Pen : discours du 6 octobre, sur transcription automatique.
Sources : [S1], [S4] à [S6], [S11], [S13] à [S17], [S19] à [S21], [S26], [S27], [S28].
Trois totaux sont donnés comme le montant d'une année : « en 2032 » pour Marine Le Pen, « d'ici 2031, en année pleine » pour Dominique de Villepin, « par an à la fin du quinquennat » pour David Lisnard, selon un compte rendu de meeting publié par son parti. Une autre page du même parti les dit « en trajectoire », sans date. Gabriel Attal situe ses 150 milliards « d'ici 2032 », puis « tout au long de son mandat » : aucune de ses pages ne dit s'il s'agit d'un montant annuel ou d'une somme sur cinq ans. L'entretien de Bruno Retailleau ne donne ni nature ni horizon.
« Économies » couvre aussi des hausses d'impôts, de la croissance et des sommes rendues
Quatre candidats ventilent tout ou partie de leur total. Le mot « économies » n'y recouvre pas les mêmes opérations.
Ce que contient chaque total, quand le candidat le dit
Montants publiés et parts ventilées, en milliards d'euros
- baisse de dépense
- hausse d'impôt
- apport de la croissance
Attal
150 Md€ d'économies, « d'ici 2032 » puis « tout au long de son mandat », nature annuelle ou cumulée non publiée
baisse de dépense dépenses sociales, deux tiers : 100 Md€ (calcul : 150 × 2 / 3)
baisse de dépense autres postes nommés sans montant : 50 Md€ (calcul : 150 / 3). Hypothèse de La Note : le candidat ne dit pas la nature de ce tiers, rangé en baisse de dépense
Lisnard
200 Md€ par an à la fin du quinquennat
120 Md€ rendus aux actifs en salaire net (somme rendue)
40 Md€ de baisse des impôts de production (somme rendue)
40 Md€ affectés à la réduction de la dette
baisse de dépense baisse de dépense publique : 200 Md€
Le Pen
140 Md€ nets d'économie en 2032
baisse de dépense par les dépenses : 140 Md€
hors grille des nuances
Villepin
125 Md€ à trouver d'ici 2031, en année pleine
apport de la croissance apport de la croissance : 60 Md€ (calcul : 125 moins 65)
baisse de dépense suppression des niches fiscales et sociales, deux tiers des 65 Md€ restants : 43,3 Md€ (calcul : 65 × 2 / 3), rangée par le candidat en baisse de la dépense publique
hausse d'impôt hausses d'impôts, un tiers des 65 Md€ : 21,7 Md€ (calcul : 65 / 3)
11 Md€ des sommes économisées servent à compenser l'emploi, les entreprises et les associations
- Mélenchon : n'a pas publié de total
- Glucksmann : n'a pas publié de total
- Philippe : n'a pas publié de total ; un échange de 50 Md€ d'aides contre 50 Md€ de baisses d'impôts de production
- Retailleau : publie un total, ne le ventile pas
- Zemmour : n'a pas publié de total
Les compositions se comparent sous les hypothèses du graphe suivant. Ligne Le Pen : discours du 6 octobre, sur transcription automatique.
Sources : [S1], [S4], [S5], [S11], [S12], [S13], [S26], [S27], [S28].
Gabriel Attal place les deux tiers de ses 150 milliards sur les dépenses sociales. En juillet, quand son total allait de 120 à 150 milliards, son site excluait « toute hausse d'impôt durant son quinquennat ».
David Lisnard annonce une baisse de la dépense publique dont il répartit l'usage : 120 milliards « rendus aux actifs en salaire net », 40 de baisse des impôts de production, ces taxes que les entreprises paient quel que soit leur bénéfice, et 40 « affectés à la réduction de la dette ».
Dominique de Villepin compte dans ses 125 milliards l'apport de la croissance, sur une hypothèse de « 0,8% par an ». Sur les « 65 milliards » qui « resteront à trouver », deux tiers viennent de la suppression de niches fiscales et sociales, ces réductions d'impôt ou de cotisation accordées à certains contribuables. Le candidat range cette suppression dans « la baisse de la dépense publique ». Le dernier tiers vient de hausses d'impôts, dont le texte chiffre trois : « 8 milliards d'euros de plus » sur le patrimoine, « de l'ordre de 9 milliards » de fiscalité environnementale, « 2,5 milliards supplémentaires » contre la fraude. Il réserve 11 milliards des sommes économisées à des compensations pour l'emploi, les entreprises et les associations.
Bruno Retailleau ne ventile pas ses 150 milliards. Les livrets publiés par Les Républicains au nom du parti chiffrent d'autres grandeurs, qui ne s'y rattachent pas. « Le travail gagnant » annonce « au moins 30 milliards d'euros de gains, intégralement restitués aux salariés et aux entreprises ». « Produire plus » écrit : « Dès l'entame du quinquennat, nous réduirons de 40 milliards d'euros notre handicap fiscal ». Le livret sur l'intelligence artificielle est le seul des trois à flécher des économies vers le déficit : « de l'ordre de 15 milliards d'euros par an à terme, intégralement affectées à la réduction du déficit ».
Sur une même base, les cinq totaux vont de 3,99 à 6,38 points du PIB de 2027
Pour comparer les cinq totaux, La Note les ramène à une même base : le montant annuel atteint en fin de mandat, rapporté au PIB de 2027 que prévoit le Gouvernement, 3 135,0 milliards d'euros. C'est la dernière année pour laquelle il en publie un. Le calcul divise le montant par ce PIB, puis multiplie par 100 : les 140 milliards de Marine Le Pen représentent ainsi 4,47 points, soit 140 / 3 135,0 × 100.
Cette base repose sur des hypothèses, que le graphe écrit sur la barre qui les porte. Les 150 milliards de Gabriel Attal et ceux de Bruno Retailleau sont lus comme des montants annuels atteints en fin de mandat, ce qu'aucun des deux n'écrit. Le niveau de 2031 de Dominique de Villepin vaut niveau de fin de mandat. Pour David Lisnard, La Note retient le compte rendu de meeting publié par son parti, « par an à la fin du quinquennat », plutôt que la page qui écrit « en trajectoire ».
Les cinq totaux d'économies sur une même base
Montant annuel en fin de mandat, en milliards d'euros et en points du PIB de 2027, hypothèses de La Note
Mélenchon
n'a pas publié de total
Glucksmann
n'a pas publié de total
Attal
150 Md€, 4,78 points
« 150 milliards d'euros d'économies », « d'ici 2032 » puis « tout au long de son mandat ». Hypothèse de La Note : montant annuel atteint en fin de mandat.
Philippe
n'a pas publié de total
Retailleau
150 Md€, 4,78 points
« les 150 milliards d'euros d'économies que je propose », sans base ni horizon. Hypothèse de La Note : montant annuel atteint en fin de mandat.
Lisnard
200 Md€, 6,38 points
« 200 milliards d'euros par an à la fin du quinquennat ». Hypothèse de La Note : retient le compte rendu de meeting publié par son parti plutôt que la page du parti qui écrit « au moins 200 milliards en trajectoire », sans date.
Le Pen
140 Md€, 4,47 points
« 140 milliards d'euros nets d'économie en 2032 par rapport à 2026 », « nets » non défini dans le discours.
Zemmour
n'a pas publié de total
hors grille des nuances
Villepin
125 Md€, 3,99 points
dont 60 Md€ attendus de la croissance (calcul : 125 moins 65)
« Il faut trouver 125 milliards d'euros d'ici 2031, en année pleine ». Hypothèse de La Note : le niveau de 2031 vaut niveau de fin de mandat.
Un montant de 2031 ou de 2032 rapporté au PIB de 2027 pèse plus lourd que dans le PIB de l'année où il s'applique ; La Note ne projette aucun PIB. Les références ne sont pas ramenées : « 2026 » pour Le Pen, deux points de déficit pour Villepin, aucune pour Attal, Retailleau et Lisnard. « Économies », « nets », « baisse de dépense » et « à trouver » sont servis au mot ; aucun montant n'est converti en baisse du déficit.
Ce que contient chaque total : graphe précédent.
Points du PIB de 2027 : montant / 3 135,0 × 100. PIB de 2027 : 3 135,0 Md€, article liminaire du projet de loi de finances pour 2027.
Sources : [S1], [S4], [S5], [S6], [S11], [S13], [S22], [S23], [S26], [S27], [S28].
Sous ces hypothèses, les cinq totaux vont de 3,99 à 6,38 points du PIB de 2027. Dans l'ordre du graphe, les totaux de Gabriel Attal et de Bruno Retailleau valent chacun 4,78 points. Celui de David Lisnard, le montant le plus élevé, vaut 6,38 points, celui de Marine Le Pen 4,47, celui de Dominique de Villepin 3,99. Les 125 milliards de ce dernier comprennent 60 milliards attendus de la croissance, écart entre son total et les 65 qui « resteront à trouver ».
Ces points mesurent une taille, pas une baisse du déficit. Un montant de 2031 ou de 2032 rapporté au PIB de 2027 pèse plus lourd que dans le PIB de l'année où il s'applique, que La Note ne projette pas. Les références ne sont pas ramenées non plus : « 2026 » pour Marine Le Pen, deux points de déficit pour Dominique de Villepin, aucune pour les trois autres. Ce que contient chaque total se lit sur le graphe précédent.
La comparaison bougerait dans deux cas. Si Gabriel Attal ou Bruno Retailleau précisaient que leurs 150 milliards se cumulent sur le mandat, leur montant de la dernière année deviendrait inférieur à 150 milliards et pourrait passer sous les autres totaux. Si le parti de David Lisnard s'en tenait à la formule « en trajectoire », son montant perdrait son année.
Quatre candidats sur neuf publient une cible de déficit
Les cibles se lisent sur une mesure unique, la même dans toute la série de La Note sur la présidentielle :
Le déficit public est ce que l'État, la Sécurité sociale et les collectivités locales dépensent en un an de plus qu'ils ne perçoivent, rapporté au PIB. C'est la mesure du budget du Gouvernement et de la règle européenne des 3 %, donc l'échelle commune sur laquelle se lisent les promesses des candidats.
La trajectoire du Gouvernement mène le déficit de 5,4 % du PIB en 2026 à 5,0 % en 2027, puis à 3,9 % en 2028 et 2,8 % en 2029. Aucune trajectoire officielle ne va au-delà. Le HCFP juge la prévision de croissance de 2027 « optimiste au regard des dernières évolutions ». Pour 2028 et 2029, il écrit que « les mesures permettant d'y parvenir ne sont pas documentées ». Il ajoute : « l'ajustement budgétaire se retrouve ainsi concentré sur une période très courte. Il apparaît peu crédible au vu de ce qui a été réalisé ces dernières années ».
Déficit public en % du PIB · vers le haut : plus de déficit
Fin du mandat 2027-2032
- Attal, fin du mandat
- hors grille des nuances
- Villepin, 2031
sous 3 %
2 %
- Philippe, fin de quinquennat
sous 2,5 %
- Le Pen, 2032
N'a pas publié de cible de déficit : Mélenchon, Glucksmann, Retailleau, Lisnard, Zemmour.
Cibles des candidats relevées au 11 octobre 2026
Sources : Eurostat, gov_10dd_edpt1, avril 2026 (2019-2025) · PLF 2027 et avis HCFP-2026-5 (2026-2029, prév.) · sites et documents des candidats, relevés au 11 octobre 2026 · [S26], [S27], [S28]
Les cibles des candidats se lisent dans la colonne de droite. Aucun trait ne les relie à la courbe officielle : aucun des documents relevés par La Note ne donne le déficit d'un candidat année par année.
Trois cibles viennent de documents écrits. Gabriel Attal vise « un retour du déficit public sous les 3 % du PIB avant la fin du mandat », puis l'équilibre de l'ensemble des comptes publics en 2037. Édouard Philippe veut « ramener le déficit de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat ». C'est la seule cible formulée comme une valeur, les autres étant des plafonds. Dominique de Villepin écrit, à propos des déficits : « Je m'engage à les ramener sous les 3% en 2031 et à les y maintenir ensuite. »
Marine Le Pen donne quatre formulations dans le même discours. Elle annonce un passage « sous les 3 % de déficit général en 18 mois ». Pour 2030, elle dit d'abord « inférieur à 3 % », plus loin « sous les 2 % ». Pour 2032, elle annonce « un déficit public inférieur à 2,5 % ». Ces plafonds ne se contredisent pas, un déficit sous 2 % l'étant aussi sous 3 %. Ils n'engagent pas au même niveau. Celui de 2032 est plus haut que le plus bas de 2030. Le graphe retient le plafond qui vise la fin du mandat, selon la règle appliquée à chaque candidat qui publie plusieurs cibles.
Cinq candidats ne publient pas de cible : Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, David Lisnard et Éric Zemmour. Chez Bruno Retailleau, seul le livret du parti sur l'intelligence artificielle affecte des économies au déficit, sans cible.
Marine Le Pen propose en outre une règle d'or, adoptée par référendum et inscrite dans la Constitution. Son principe : « n'autoriser qu'un déficit public inférieur au seuil stabilisant de la dette ». Ce seuil est le déficit qui maintient la dette au même niveau rapporté au PIB. En dessous, ce rapport baisse. En cas de crise économique majeure, les trois cinquièmes du Parlement pourraient y déroger un an, puis seul un référendum le permettrait. Le discours ne donne aucune valeur à ce seuil. Édouard Philippe inscrit aussi une règle d'or constitutionnelle à son programme.
Aucun document relevé par La Note ne donne dépenses, recettes et déficit année par année
Une cible de déficit dépend de trois choses : les dépenses, les recettes et la croissance. Au 11 octobre, aucun des documents relevés par La Note ne donne les trois, année par année, pour un même candidat. Un total d'économies ne se traduit donc pas en déficit sans supposer le reste du programme, ce que La Note ne fait pas.
Totaux et cibles ne se recoupent qu'en partie. David Lisnard publie un total sans cible de déficit : son parti écrit que sa cible porte sur le niveau des prélèvements. Bruno Retailleau publie un total sans cible, Édouard Philippe une cible sans total. Gabriel Attal, Marine Le Pen et Dominique de Villepin publient les deux.
Dominique de Villepin relie dans un même texte un montant, ce qu'il doit couvrir, des recettes nouvelles et une cible datée. Des quatre candidats qui publient une cible de déficit, il est le seul à publier une hypothèse de croissance. Selon Marine Le Pen, le calcul de sa trajectoire ne prend « en compte aucun gain de croissance ». Elle ne donne pas d'hypothèse annuelle. Selon l'Institut de l'Entreprise, le dossier remis à la presse porte une trajectoire du déficit jusqu'en 2032. La Note ne l'a pas lu.
D'autres pièces sont annoncées : les corrections du système de retraites du RN « dans les semaines à venir », le programme complet de Jean-Luc Mélenchon le 6 novembre.
En l'état et sous les hypothèses de La Note, les cinq totaux publiés vont de 3,99 à 6,38 points du PIB de 2027, une comparaison de taille qui ne dit pas ce que chacun ferait au déficit.
Sources
[S1] Marine Le Pen, Marine Le Pen présente la trajectoire financière de son quinquennat, conférence de presse du 6 octobre 2026, vidéo de la chaîne YouTube de la candidate, reprise sur le site du Rassemblement national. Passages cités : 2:02 à 4:04 ; 12:11 à 12:21 ; 15:05 ; 17:46 à 17:55 ; 19:41 à 20:55 ; 24:13 à 25:05 ; 27:03 ; 30:26 ; 33:22 ; 35:42 ; 38:34. Minutes relevées sur la transcription automatique de la vidéo ; le passage de 3:58 à 4:04 a été réécouté par La Note, les autres passages ne l'ont pas été. https://www.youtube.com/watch?v=YYwoEaAKdeE ; https://rassemblementnational.fr/videos/marine-le-pen-presente-la-trajectoire-financiere-de-son-quinquennat
[S2] Institut de l'Entreprise, Contre-budget du RN : 140 milliards affichés, moins de 10 milliards crédibles. Chiffrage, élasticités et ciblage de la trajectoire budgétaire 2027-2032 présentée par le Rassemblement national le 6 octobre 2026, note de contexte, 6 octobre 2026. P. 1-2 et 9. Cite le dossier de presse du RN, non lu par La Note. https://www.institut-entreprise.fr/wp-content/uploads/2026/10/Analyse-primaire-contre-budget-RN-Note-de-contexte-IDEP.pdf
[S3] Comptes rendus de la conférence du 6 octobre 2026 consultés par La Note, dont : AFP, dépêche du 6 octobre reprise par Orange Actualités, https://actu.orange.fr/france/presidentielle-en-quete-de-credibilite-budgetaire-le-pen-promet-un-quot-effort-radical-quot-de-quot-140-milliards-net-quot-CNT000002smsTV.html ; Reuters, 6 octobre, reprise par Internazionale, https://www.internazionale.it/ultime-notizie-reuters/2026/10/06/le-pen-eyes-bond-markets-with-bigger-spending-cuts-pledge-if-far-right-win-presidential-vote ; Public Sénat, 6 octobre, https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/140-milliards-deuros-deconomies-dici-2032-leffort-radical-propose-par-marine-le-pen-pour-redresser-les-f ; franceinfo, 6 et 8 octobre, https://www.franceinfo.fr/politique/front-national/ce-n-est-pas-du-tout-credible-le-budget-de-marine-le-pen-et-ses-140-milliards-d-economies-sous-le-feu-des-critiques_8227204.html ; Acteurs publics, 6 octobre, https://acteurspublics.fr/articles/la-reforme-de-letat-et-des-collectivites-au-coeur-des-economies-programmees-par-le-rn/ ; Brussels Signal, 6 octobre, https://brusselssignal.eu/2026/10/rn-sets-out-budget-plans-with-a-deficit-below-3-per-cent-and-e140-billion-in-savings/ . Relevé arrêté le 11 octobre 2026.
[S4] Dominique de Villepin, Big Bang : La règle républicaine, texte publié sur La France humaniste, 28 août 2026. https://lafrancehumaniste.fr/articles/big-bang-la-regle-republicaine
[S5] Attal Président, site de campagne de Gabriel Attal, pages d'actualité : Dans Le Parisien : Gabriel Attal vise le zéro déficit en 2037, 3 juillet 2026, https://attalpresident.fr/actualites/dans-le-parisien-gabriel-attal-vise-le-zero-deficit-en-2037 ; Gabriel Attal présente un plan de désendettement et un « Messmer II » pour sortir des dépendances françaises, 23 septembre 2026, https://attalpresident.fr/actualites/gabriel-attal-presente-un-plan-de-desendettement-et-un-messmer-ii-pour-sortir-des-dependances-francaises ; page des assises de l'Afer, 29 septembre 2026, https://attalpresident.fr/actualites/aux-assises-de-l-afer-gabriel-attal-defend-une-epargne-qui-finance-l-economie-francaise ; Gabriel Attal dans Le Parisien : rassemblement, jeunesse et dette, 4 octobre 2026, https://attalpresident.fr/actualites/gabriel-attal-dans-le-parisien-rassemblement-jeunesse-et-dette
[S6] Les Républicains, Les pressions ne marchent pas avec moi, rien ne m'arrêtera, entretien de Bruno Retailleau au JDD republié, 12 septembre 2026. https://republicains.fr/actualites/2026/09/12/les-pressions-ne-marchent-pas-avec-moi-rien-ne-marretera/
[S7] Les Républicains, interface publique des actualités du site, lue le 10 octobre 2026. https://republicains.fr/wp-json/wp/v2/posts
[S8] Les Républicains, Nos propositions pour la France, livret du parti « L'IA au service des Français », juillet 2026. P. 26-27. https://republicains.fr/wp-content/uploads/2026/07/LR_IA.pdf
[S9] Les Républicains, Nos propositions pour la France, livret du parti « Le travail gagnant », décembre 2025. P. 3 et 16. https://republicains.fr/wp-content/uploads/2026/01/51705_LesRepublicains_Brochures_A5-40P_DEF.pdf
[S10] Les Républicains, Nos propositions pour la France, livret du parti « Produire plus », mis en ligne en février 2026. P. 21. https://republicains.fr/wp-content/uploads/2026/02/LR_Produire_Plus_LIVRET.pdf
[S11] Nouvelle Énergie, parti de David Lisnard, Quelles économies propose David Lisnard ?, mis à jour le 3 octobre 2026. https://www.unenouvelleenergie.fr/questions/quelles-economies-david-lisnard-propose-t-il-et-ou-exactement/
[S12] Nouvelle Énergie, Que ferait David Lisnard des 200 milliards d'économies annoncés ?, mis à jour le 3 octobre 2026. https://www.unenouvelleenergie.fr/questions/que-ferait-david-lisnard-des-200-milliards-d-economies/
[S13] Nouvelle Énergie, compte rendu du meeting de Saint-Raphaël du 3 juillet, publié le 10 juillet 2026. https://www.unenouvelleenergie.fr/a-saint-raphael-david-lisnard-lance-sa-campagne-pour-faire-gagner-la-france-qui-fait/
[S14] Avec Édouard 2027, site de campagne d'Édouard Philippe, Pour une France plus prospère, page non datée lue le 7 octobre 2026. https://www.edouardphilippe.fr/priorites/pour-une-france-plus-prospere
[S15] Avec Édouard 2027, Trois principales annonces d'Édouard Philippe à l'Heure de vérité, 8 octobre 2026. https://www.edouardphilippe.fr/actualites/trois-principales-annonces-dedouard-philippe-a-lheure-de-verite
[S16] Mélenchon 2027, BTP/Logement, plan d'investissement productif, édition 2027, mis en ligne le 28 septembre 2026. P. 16. https://melenchon2027.fr/wp-content/uploads/2026/09/M-27-PLAN-BTP-LOGEMENT.pdf
[S17] Mélenchon 2027, Découvrir le programme, page modifiée le 3 octobre 2026. https://melenchon2027.fr/programme/decouvrir/
[S18] Primaire socialiste « Choisir 2027 », résultats du premier tour annoncés le 11 octobre 2026, connus par la presse, la page de l'organisateur n'ayant pu être lue : Public Sénat, Primaire de la gauche : Raphaël Glucksmann plie le match et remporte le scrutin dès le premier tour avec 66 %, 11 octobre 2026, https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/primaire-de-la-gauche-raphael-glucksmann-plie-le-match-et-remporte-le-scrutin-des-le-premier-tour-avec-66 ; LCP, Victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire socialiste : premières réactions, 11 octobre 2026, https://lcp.fr/actualites/victoire-de-raphael-glucksmann-a-la-primaire-socialiste-premieres-reactions-des
[S19] Raphaël Glucksmann, site de campagne, relevé le 10 octobre 2026, https://glucks2027.fr/ ; Sa lettre aux Français, Place publique, 25 août 2026, https://place-publique.eu/posts/2fgDdljEIy36rgxBjRyiQZ/raphael-glucksmann-sa-lettre-aux-francais ; Profession de foi, primaire « Choisir 2027 », septembre 2026, 1 p., https://choisir2027.fr/wp-content/uploads/2026/09/Profession-de-foi-RG.pdf
[S20] Éric Zemmour, site du candidat, et Reconquête, site du parti, lus le 7 octobre 2026. https://www.ericzemmour.fr/ ; https://www.parti-reconquete.fr/ ; plateforme Le programme pour la France, https://leprogrammepourlafrance.fr/
[S21] Simulateur carburant, page signée Sarah Knafo, liée depuis la page d'accueil de Reconquête, lue le 7 octobre 2026. https://combienjegagne.fr/
[S22] Ministère de l'Économie et ministères associés, Budget 2027, dossier de presse commun PLF et PLFSS, 1er octobre 2026. Numérotation du PDF : p. 10, 29, 53-54. https://presse.economie.gouv.fr/download?n=1076%20-%20DP%20-%20Budget%202027-pdf&id=184723
[S23] Haut Conseil des finances publiques, Avis n° HCFP-2026-5 relatif aux projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale pour l'année 2027, 25 septembre 2026. § 44 p. 14 ; § 99 à 102 p. 30-31 ; § 126 p. 42 ; annexe 3 p. 48-49. https://www.hcfp.fr/sites/default/files/2026-10/Avis%20HCFP%202026-5%20-%20PLF-PLFSS%202027.pdf
[S24] Eurostat, jeu de données gov_10dd_edpt1, déficit public de la France en % du PIB, série annuelle, notification d'avril 2026. https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/sdmx/2.1/data/gov_10dd_edpt1/A.PC_GDP.S13.B9.FR/?format=SDMX-CSV&startPeriod=1995
[S25] INSEE, En 2025, le déficit public s'élève à 5,1 % du PIB, la dette publique à 115,6 % du PIB, Informations rapides n° 78, 27 mars 2026. Recoupement de la série observée pour 2024 et 2025. https://www.insee.fr/fr/statistiques/8956575
[S26] Ministère de l'Intérieur, Attribution des nuances aux candidats aux élections sénatoriales du 27 septembre 2026, circulaire du 23 août 2026, NOR INTP2618666C, annexe 1. Annexe lue sur sa reproduction par Landot et associés, 26 août 2026, le PDF de Légifrance n'ayant pu être téléchargé. https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/id/45684 ; https://blog.landot-avocats.net/2026/08/26/nuancage-et-senatoriales-la-circulaire-en-fait-voir-de-toutes-les-couleurs/
[S27] Ministère de l'Intérieur, Sénatoriales 2026, Rappel nuances, site des candidatures et des résultats, lu le 15 octobre 2026. https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/Senatoriales2026/referentiel.html
[S28] Ministère de l'Intérieur, Cannes (06029), Municipales 2026, résultats du premier tour, liste « Cannes gagne avec David Lisnard », nuance LDVD, page lue le 15 octobre 2026. https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/ensemble_geographique/93/06/06029/index.html