Combien coûtent vraiment les retraites en France ?
En 2025, la France a consacré 422,2 milliards d'euros à ses retraites. C'est le premier poste de dépense du pays. Derrière ce chiffre, des périmètres mouvants, une mosaïque de régimes et quelques subtilités.
Un euro public sur quatre
En 2025, le système de retraite français a coûté 422,2 milliards d'euros. C'est 14,1 % du produit intérieur brut, la richesse produite en un an par le pays. C'est aussi 24,3 % des dépenses publiques totales, soit près d'un euro public sur quatre.
Ce total n'est pas le montant des pensions versées. C'est l'ensemble des ressources du système : pensions, dispositifs de solidarité, frais de gestion. Les pensions de droit direct en sont une part, autour de 361 milliards.
Aucun autre poste ne pèse autant. Ni la santé, ni l'éducation, ni la charge de la dette. Les retraites sont, de loin, la première dépense de la France.
Le premier poste de dépense du pays
dépense brute de retraite, 2025 (COR)
soit près d’un euro public sur quatre.
Source : COR juin 2026
Le chiffre que l'on entend souvent, 344 milliards, n'est pas faux. Il est périmé. Il correspond à l'ordre de grandeur de 2021, 345,1 milliards selon le COR cette année-là. Depuis, la masse a gonflé de l'ordre de 77 milliards, sous l'effet des revalorisations liées à l'inflation de 2022 à 2024 et de la hausse du nombre de retraités. Citer 344 milliards en 2026 revient à décrire le pays d'il y a quatre ans.
Il n'existe pas un chiffre des retraites, mais plusieurs. Tout dépend du périmètre, de l'année et de ce que l'on décide de compter.
Parmi les pays qui dépensent le plus pour leurs retraités
La France consacre à ses retraites une part de sa richesse parmi les plus élevées des pays développés. Pour comparer des pays entre eux, il faut une mesure unique, le même périmètre pour tout le monde. L'OCDE en fournit une : les dépenses publiques de pensions de vieillesse et de réversion, en part du PIB. Sur cette mesure, la France atteint 13,4 % du PIB et se classe au 4e rang de l'OCDE.
Ce 13,4 % de l'OCDE et le 14,1 % du COR mesurent le même objet, le poids des retraites dans la richesse nationale. L'écart tient à deux choses. Le millésime d'abord, 2022 pour le chiffre OCDE de la France, 2025 pour le COR. La convention de calcul ensuite, un peu différente d'une institution à l'autre. Pour parler de la France en absolu, on retient le 14,1 % du COR. Pour comparer avec d'autres pays, on bascule sur la mesure homogène de l'OCDE.
Cette mesure est exacte, mais elle ne compte que la dépense publique. Elle laisse de côté la retraite par capitalisation. Or des pays comme les États-Unis, les Pays-Bas, la Suisse ou l'Australie financent une large part de leurs pensions par des comptes capitalisés, qui sortent du champ public. Comparer ces pays à la France sur la seule dépense publique sous-estime donc leur effort réel. Le 8,1 % de moyenne OCDE n'est pas faux, il ne mesure qu'une partie de l'effort des pays capitalisés.
L'OCDE publie l'agrégat qui corrige ce biais : le total public plus privé. Sur cette mesure, la France atteint 13,7 % du PIB et la moyenne de l'OCDE remonte à 9,4 %. Le classement se resserre, sans s'effacer. Le cas le plus net est celui des États-Unis. En dépense publique seule, l'écart avec la France est de 6,1 points (13,4 % contre 7,3 %). En total public plus privé, il tombe à 0,7 point (13,7 % contre 13,0 %). L'essentiel de l'écart apparent ne tenait pas au montant dépensé pour les retraités, mais au canal de financement.
Deux précautions, dans les deux sens. Même une fois la capitalisation réintégrée, la France reste au-dessus de la moyenne OCDE : une partie de l'écart est réelle, pas un simple effet de périmètre. Et dépenser moins de public ne veut pas dire dépenser mieux. La capitalisation déplace le risque sur l'individu, dont la pension dépend des marchés. Elle porte aussi un coût fiscal caché via les avantages fiscaux accordés à l'épargne retraite, que l'OCDE elle-même interdit d'additionner à la dépense publique.
Une limite doit être posée. Dans cette table, le millésime n'est pas uniforme : la dernière année disponible va de 2021 à 2023 selon les pays. C'est la meilleure homogénéité disponible dans une source unique.
Une fois la capitalisation réintégrée, le classement se resserre
Dépenses de pensions, % du PIB · part publique et part privée (capitalisation), triées sur le total
Valeurs en % du PIB. Le chiffre à droite est le total public + privé. Type de capitalisation : Italie (capitalisation volontaire), France (capitalisation volontaire), États-Unis (capitalisation volontaire), Suisse (capitalisation obligatoire), Allemagne (capitalisation volontaire), Pays-Bas (capitalisation quasi-obligatoire), Australie (capitalisation obligatoire).
Millésime non uniforme : dernière année disponible de 2021 à 2023 selon les pays. La part privée correspond à la retraite par capitalisation, obligatoire, quasi-obligatoire ou volontaire selon les pays.
Source : OCDE Pensions at a Glance 2025, table 8.3
Ce surcroît de dépense a une contrepartie pour les retraités : le taux de remplacement. Il mesure la part du dernier salaire que conserve un nouveau retraité une fois à la retraite. Au salaire moyen, il atteint 70,0 % en France contre 63,2 % en moyenne dans l'OCDE. Le système français coûte cher. Il protège aussi le niveau de vie au passage à la retraite.
Le profil français est même atypique. Le taux de remplacement n'y décroît pas continûment avec le salaire, il culmine au salaire moyen : 66,1 % pour un demi-salaire moyen, 70,0 % au salaire moyen, 58,9 % au double du salaire moyen. Deux mécanismes se combinent. Au-delà du plafond de la Sécurité sociale, seule la complémentaire prend le relais, à un rendement moindre, ce qui fait décrocher les hauts salaires. Des dispositifs de solidarité, comme le minimum contributif, soutiennent les pensions plus modestes.
Un chiffre invite à la prudence : à un demi-salaire moyen, le taux français (66,1 %) passe sous la moyenne de l'OCDE (75,4 %). Il serait tentant d'en conclure que le système protège mal les bas salaires. Ce serait aller trop vite. Cette mesure raisonne sur une carrière complète et ne capture pas les minima de pension ni les trimestres validés gratuitement, qui jouent surtout pour les carrières incomplètes. Le système redistribue par d'autres canaux que le seul taux de remplacement.
Un profil atypique : le taux culmine au salaire moyen
Taux de remplacement net selon le salaire (en multiple du salaire moyen), % · France vs moyenne OCDE
Le taux français ne décroît pas continûment avec le salaire : il culmine au salaire moyen, là où la moyenne OCDE décroît dès les bas salaires.
Base de référence : salaire moyen brut de 44 968 € par an (2024, travailleur à temps plein). Les multiples 0,5x, 1x, 2x s'y rapportent.
Source : OCDE Pensions at a Glance 2025, table 4.4
Trente ans de hausse
La comparaison dans l'espace situe la France parmi les pays développés. La comparaison dans le temps en montre la trajectoire. Sur la mesure homogène de l'OCDE, le poids des retraites dans la richesse nationale est passé de 10,5 % du PIB en 1990 à 13,2 % en 2010, avec un pic à 14,4 % en 2020, avant de retomber à 13,4 % en 2022. La moyenne de l'OCDE a suivi la même pente, plus basse, de 5,9 % à 8,1 % du PIB sur la même période. La France est partie de plus haut et a monté plus vite.
Trente ans de hausse continue, un pic marqué en 2020
Dépenses publiques de pensions, % du PIB · série OCDE homogène
Série OCDE, dernière année disponible 2022 pour la France. Cette courbe ne se prolonge pas par la projection COR qui suit (périmètres différents).
Source : OCDE Pensions at a Glance 2025, table 8.2
Le moteur de cette hausse est démographique. Entre 2002 et 2024, le nombre de retraités a progressé de 1,6 % par an avec l'arrivée des générations du baby-boom, quand la pension moyenne ne montait que de 0,3 % par an. C'est le nombre de pensions versées, plus que leur niveau, qui a tiré la dépense. Le pic de 2020 relève d'un autre mécanisme, purement comptable : le PIB s'est effondré avec la crise sanitaire pendant que les dépenses ne bougeaient pas. Le ratio a grimpé parce que son dénominateur a chuté, non parce que les retraites se sont emballées.
Un mécanisme moins visible accompagne cette hausse : le décrochage des pensions par rapport aux revenus d'activité. Les droits à pension sont indexés sur les prix, pas sur les salaires. La pension moyenne rapportée au revenu d'activité passerait donc de 54,6 % en 2025 à 45,3 % en 2070. Sur la même période, le niveau de vie moyen des retraités, proche de celui de l'ensemble de la population aujourd'hui (100,2 % en 2023), reculerait à 96,3 % en 2045 puis 90,3 % en 2070, un niveau que le COR rapproche du début des années 1990. C'est un fait projeté, pas un jugement. Le COR précise que cette baisse relative ne vaut pas appauvrissement absolu, la pension réelle continuant d'augmenter.
Le moteur de fond reste démographique. Le ratio entre cotisants et retraités, tous régimes, passerait de 1,8 cotisant par retraité en 2025 à 1,3 en 2070. Moins d'actifs financent un nombre de retraités qui continue de croître. C'est ce rapport qui pèse sur l'équilibre du système à long terme.
La contrepartie : pensions et niveau de vie décrochent des actifs
Trajectoires relatives projetées, % · scénario de référence COR juin 2026
Sous l’effet de l’indexation des pensions sur les prix et non sur les salaires. Niveau de vie relatif observé jusqu’en 2023, projeté ensuite.
Source : COR juin 2026, p. 65 (pension relative) et p. 153-154 (niveau de vie relatif)
De quoi sont faits ces 422 milliards
Une première façon de lire ce chiffre est de le décomposer par nature de prestation, selon le COR pour 2025.
L'essentiel, 401 milliards, va aux pensions de retraite proprement dites, base et complémentaire confondues, hors minimum vieillesse. Dans ce total, 361 milliards correspondent aux droits directs, la pension qu'un retraité a constituée par sa propre carrière, soit 12,1 % du PIB. 39 milliards relèvent des droits dérivés, la réversion, c'est-à-dire la fraction de pension versée au conjoint survivant après un décès. Le reste, de l'ordre de 21 milliards, regroupe des dispositifs de solidarité et le fonctionnement du système : minimum vieillesse, prises en charge de cotisations au titre du chômage ou de la maternité, frais de gestion et action sociale.
Près de neuf euros sur dix sont des pensions de droit direct
Décomposition du système de retraite par nature, Md€ · 422,2 Md€ au total · 2025
- Droit direct361 Md€Pension constituée par la carrière du retraité
- Droit dérivé39 Md€Réversion versée au conjoint survivant
- Solidarité et gestion~21 Md€ASPA, prises en charge de cotisations, frais de gestion
Le droit direct (12,1 % du PIB) recouvre les pensions base et complémentaire, hors minimum vieillesse. Les pourcentages sont arrondis.
Source : COR juin 2026, rapport p. 65
Ce reste recouvre la part de solidarité du système, au delà des pensions liées aux carrières. Le minimum vieillesse (ASPA, allocation de solidarité aux personnes âgées) pèse environ 4,9 milliards d'euros en 2024, versé aux personnes âgées modestes selon leurs ressources, indépendamment de ce qu'elles ont cotisé. Le système valide aussi gratuitement des trimestres pour des périodes non travaillées : chômage, maladie, maternité, éducation des enfants. La gestion administrative du régime général reste modeste, environ 1,7 milliard d'euros en 2024, soit 1,05 % des pensions de ce seul régime.
Le circuit de l'argent : qui finance, qui verse
Deux questions se répondent l'une l'autre. D'où vient l'argent du système. Vers quels régimes il repart. Commençons par les ressources.
Le système se finance d'abord par les cotisations. En 2025, tous régimes confondus, elles couvrent 65,6 % des ressources, soit 277 milliards d'euros, près des deux tiers. Le tiers restant a une composition souvent mal lue. Il ne se résume pas à « l'État qui paie ».
Le premier bloc de ce complément est constitué d'impôts et taxes affectés, dont la CSG, pour 15,3 % des ressources. Ces impôts sont payés par les actifs comme par les retraités. Vient ensuite la contribution de l'État employeur pour les pensions de ses fonctionnaires, 11,7 %. C'est un coût employeur, l'équivalent d'un salaire différé, pas une subvention. Le reste se partage entre transferts d'autres caisses sociales comme la CNAF ou l'Unédic, de l'ordre de 3,9 %, subventions d'équilibre aux régimes spéciaux, de l'ordre de 1,8 %, produits financiers, de l'ordre de 1,3 %. La pure subvention de comblement de déficit, celle qu'on associe souvent à « l'effort de l'État », ne pèse donc que 1,8 % de l'ensemble.
Le circuit de l’argent : qui finance, quelle caisse gère, qui reçoit
Trois étages du système de retraite, du financement aux bénéficiaires · Survolez un bloc pour le détail
Les caisses : qui gère quoi
- CNAV159,9 Md€Régime général : la retraite de base des salariés du privé et des indépendants.
- AGIRC-ARRCO91,2 Md€La retraite complémentaire obligatoire des salariés du privé, par points.
- FPE60,2 Md€Service des retraites de l’État : les pensions des fonctionnaires d’État.
- CNRACL23,3 Md€La caisse des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers.
- Autres régimes (MSA, spéciaux, libéraux)Regroupe la MSA (régime agricole), les régimes spéciaux et les professions libérales.
Schéma de principe. Proportions et liaisons indicatives, non à l’échelle. Financement 2025, masses par régime 2023. Les traits montrent qui finance quelle caisse, puis quelle caisse verse à quels bénéficiaires : ils sont structurels, jamais des flux chiffrés (la matrice exacte source vers caisse n’est pas publiée).
Sources : COR juin 2026 p. 88 (financement 2025) · fiches COR par régime (masses 2023)
Ce circuit décrit des montants bruts : sur les 422,2 milliards versés, environ 28 milliards sont ensuite prélevés sur les pensions elles-mêmes, via la CSG, la CRDS, la CASA et l'assurance-maladie sur les complémentaires. Les retraités en conservent 394 milliards nets, une partie de ces prélèvements revenant d'ailleurs financer le système.
Reste à savoir vers qui repart cet argent. Là, le paysage se fragmente. La France n'a pas un régime de retraite, elle en a plusieurs dizaines. Sur le dernier millésime où tous sont publiés simultanément, 2023, trois blocs concentrent l'essentiel de la masse.
Le régime général, géré par la CNAV, est le plus gros : 159,9 milliards d'euros de pensions en 2023. C'est la retraite de base des salariés du privé. Depuis 2020, il inclut aussi les indépendants, artisans et commerçants, dont l'ancien régime, le RSI, a été intégré à la CNAV.
Vient ensuite l'AGIRC-ARRCO, la retraite complémentaire obligatoire des salariés du privé : 91,2 milliards d'euros en 2023, soit 3,3 % du PIB. Ce régime unique par points est géré par les partenaires sociaux, syndicats et patronat. Ses paramètres ne sont pas votés par le Parlement, ils sont fixés par accord entre partenaires sociaux. Le régime n'est donc pas dans le budget de l'État. Il n'en est pas privé pour autant : comme il est légalement obligatoire, la comptabilité nationale le classe dans les administrations de sécurité sociale, donc dans la dépense publique au sens large. Hors budget de l'État voté et dans la dépense publique ne se contredisent pas, ce sont deux périmètres différents.
Troisième bloc, la fonction publique, de l'ordre de 83 milliards d'euros en 2023. Il se partage entre la fonction publique d'État (60,2 milliards, gérée par le Service des retraites de l'État) et la fonction publique territoriale et hospitalière (la CNRACL, 23,3 milliards). Rapporté à la masse des pensions versées tous régimes, ce bloc public représente environ 23 % du total.
Le reste se répartit entre l'agricole, les régimes spéciaux et les professions libérales. L'agricole, géré par la MSA, verse de l'ordre de 7,1 milliards d'euros pour les salariés agricoles et de 13 à 14 milliards pour les non-salariés. Les régimes spéciaux, SNCF, RATP, industries électriques et gazières, mines, marins, versent ensemble de l'ordre de 20 à 22 milliards de pensions. Les professions libérales représentent plusieurs milliards.
Le bloc salariés du privé approche la moitié de la masse
Masse des pensions versées par régime verseur, Md€ · millésime 2023
Valeurs en Md€. Valeurs approchées signalées par ~.
Les masses propres des régimes ne s’additionnent pas naïvement au total (voir le double étage du privé, base CNAV + complémentaire AGIRC-ARRCO). Total consolidé tous régimes : 369,9 Md€ (DREES, 2023).
Source : Fiches COR par régime, raccordées au total DREES 369,9 Md€ (pensions versées 2023)
Trois régimes, pris au même millésime 2023, montrent à quel point un régime de retraite ne ressemble pas à un autre. Le régime général (CNAV) verse 159,9 milliards d'euros à une quinzaine de millions de retraités, avec environ deux cotisants par retraité. Il s'autofinance presque entièrement par les cotisations, à hauteur de 64 %, un taux propre à ce seul régime. La fonction publique d'État verse 60,2 milliards à 2,0 millions de retraités, avec de l'ordre de 0,9 cotisant par retraité. Son équilibre est assuré par l'État, à la fois employeur et payeur de ses agents, au titre de ce coût employeur déjà décrit plus haut. Le régime de la SNCF, enfin, verse 5,4 milliards à 233 000 retraités pour seulement 0,48 cotisant par retraité. La subvention d'équilibre de l'État y atteint 3,2 milliards, soit 61 % des ressources, le reste venant des cotisations (2,0 milliards) et des transferts entre régimes. La cause est directe : le régime est fermé aux nouveaux entrants depuis 2020. Plus aucun cotisant n'y entre pour financer un stock de retraités qui s'éteint lentement.
Trois régimes, trois structures de financement opposées
Millésime 2023 · fiches COR par régime
| Régime | Pensions versées | Retraités | Cotisants / retraité | Financement | Cause |
|---|---|---|---|---|---|
| CNAV (régime général) | 159,9 Md€ | ~15 millions | ~2 | Quasi autofinancé (~64 % de cotisations) | Régime de masse du privé, ratio démographique proche de l’équilibre |
| Fonction publique d’État | 60,2 Md€ | 2,0 millions | ~0,9 | État employeur et payeur via le CAS Pensions (ce n’est PAS une subvention au sens des régimes spéciaux) | L’État est employeur et payeur de ses agents, sa contribution est un coût employeur |
| SNCF (CPRPF) | 5,4 Md€ | 233 000 | ~0,48 | 61 % de subvention d’État | Régime fermé aux nouveaux entrants depuis 2020 |
CNAV (régime général)
- Pensions versées
- 159,9 Md€
- Retraités
- ~15 millions
- Cotisants / retraité
- ~2
- Financement
- Quasi autofinancé (~64 % de cotisations)
- Cause
- Régime de masse du privé, ratio démographique proche de l’équilibre
Fonction publique d’État
- Pensions versées
- 60,2 Md€
- Retraités
- 2,0 millions
- Cotisants / retraité
- ~0,9
- Financement
- État employeur et payeur via le CAS Pensions (ce n’est PAS une subvention au sens des régimes spéciaux)
- Cause
- L’État est employeur et payeur de ses agents, sa contribution est un coût employeur
SNCF (CPRPF)
- Pensions versées
- 5,4 Md€
- Retraités
- 233 000
- Cotisants / retraité
- ~0,48
- Financement
- 61 % de subvention d’État
- Cause
- Régime fermé aux nouveaux entrants depuis 2020
Un même mot, retraite, recouvre des structures opposées : le contraste tient au ratio démographique et à la part de subvention, jamais à un jugement.
Source : COR juin 2026, fiches CNAV, FPE et CPRPF (SNCF)
Les périmètres : pourquoi les chiffres ne s'additionnent pas
Le coût des retraites n'est pas un chiffre unique. Deux raisons l'expliquent. On ne somme pas les caisses les unes aux autres. Et on ne confond pas la masse versée avec l'effort net supporté par la collectivité.
Commençons par les régimes. Additionner les comptes de toutes les caisses ne donne pas le bon total, la somme gonfle artificiellement. Trois mécanismes l'expliquent.
Premier piège, le double étage du privé. Un salarié du privé ne touche pas une pension, mais deux : une de base (CNAV) et une complémentaire (AGIRC-ARRCO). Les deux sont obligatoires et s'empilent. Ce sont deux versements réels et distincts, pas un double-compte. Mais cela interdit de présenter la CNAV comme « la retraite du privé » : elle n'en est que l'étage de base.
Deuxième piège, la subvention d'équilibre n'est pas la pension versée. Ce qui est visible pour les régimes spéciaux, c'est la subvention que l'État ajoute pour combler leur déficit démographique. Elle est bien inférieure aux pensions réellement versées par ces régimes. Le comparatif SNCF ci-dessus le montre : la subvention ne couvre qu'une part des pensions. Confondre les deux fausse la lecture dans un sens comme dans l'autre.
Troisième piège, les transferts entre régimes. Les caisses se versent de l'argent les unes aux autres : compensation démographique, transferts du Fonds de solidarité vieillesse, intégration financière des indépendants dans la CNAV. Quand le COR ou la DREES publient l'agrégat tous régimes, ces transferts internes sont déjà neutralisés, chaque euro n'est compté qu'une fois. Additionner les comptes individuels de chaque caisse recompte ces euros et gonfle le total.
Un dernier piège tient au périmètre administratif. On imagine souvent que chaque employeur paie les retraites de ses agents. La comptabilité nationale ne fonctionne pas ainsi. Presque tout le système est classé en sécurité sociale, jusqu'à la CNRACL des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. Un seul bloc relève du pilier État au sens strict, le régime des fonctionnaires de l'État, 60,2 milliards d'euros en 2023. Qui cherche « combien l'État paie pour les retraites » trouve donc un chiffre bien plus petit que l'intuition ne le suggère.
Vient ensuite un second axe de périmètre, le brut et le net, déjà croisé dans le circuit de l'argent. Les 422,2 milliards d'euros de 2025 sont un montant brut, avant les prélèvements sociaux sur les pensions. Une fois ces prélèvements retirés, environ 28 milliards, la dépense nette tombe à 394 milliards d'euros, soit 13,2 % du PIB.
Les deux chiffres sont justes, ils répondent à deux questions. Le brut, 422,2 milliards, mesure la masse versée aux retraités. Le net, 394 milliards, mesure l'effort réellement supporté par la collectivité.
Un même système, plusieurs chiffres selon le périmètre et l’année
Trois lectures distinctes, chacune avec son champ et son millésime
Du gros au fin : l’emboîtement du système
Une seule source, un seul millésime · COR 2025
- Droit direct Pension de la carrière · 12,1 % du PIB
- Droit dérivé Réversion · 1,3 % du PIB
Gigogne exact : les 361 et 39 Md€ sont contenus dans les 401, eux-mêmes dans les 422,2.
Brut ou net : 28 milliards reversés par les retraités
De la masse versée au coût net pour la collectivité · COR 2025
Brut versé · 2025
422,2
Md€ · 14,1 % du PIB
Prélèvements sur pensions
~28
CSG, CRDS, CASA, maladie
Net collectivité · 2025
394
Md€ · 13,2 % du PIB
Le net est publié arrondi au milliard (394), l’écart au brut est d’environ 28 Md€, sans décimale disponible.
La même France, quatre pourcentages
Quatre mesures de champs et de millésimes différents, jamais additionnées
Ces quatre valeurs ne s’empilent pas : ce sont quatre façons de mesurer les retraites françaises, à des années et sur des champs différents.
Un même système affiche des montants et des ratios différents selon le périmètre retenu et l’année : c’est pourquoi il n’existe pas un chiffre unique du coût des retraites.
Sources : COR juin 2026 p. 65 · OCDE Pensions at a Glance 2025 table 8.2 · DREES fiche 10
Le premier poste des dépenses sociales
Un dernier repère situe l'enjeu. La France consacre à ses dépenses sociales publiques 31,6 % de son PIB, le premier rang de l'OCDE. Cet agrégat regroupe toutes les branches : vieillesse, santé, famille, chômage, logement, pauvreté. Les retraites en sont de loin le premier poste, devant la santé, qui dépasse 8 % du PIB. À elles seules, elles approchent la moitié des dépenses sociales publiques.
Rapportées cette fois à l'ensemble des dépenses publiques, les retraites en représentent près d'un quart. Le COR situe cette part à 24,3 % en 2025, après un pic à 24,7 % en 2019 et 21,8 % en 2002. Quelle que soit la base de comparaison, l'ordre de grandeur tient : un euro de dépense publique sur quatre va aux retraites.
Ces pensions publiques regroupent tous les régimes obligatoires, du régime général à l'AGIRC-ARRCO et à la fonction publique. La retraite par capitalisation facultative, elle, ne pèse que 0,3 point de PIB en France.
Repérer un chiffre de retraite mal utilisé
Ce sujet est un terrain miné de chiffres justes mal employés. Selon le périmètre, on va de 370 à 422 milliards. Selon le brut ou le net, l'écart atteint 28 milliards. Selon qu'on additionne ou non les régimes, le total peut gonfler de plusieurs dizaines de milliards. Selon le millésime, on cite 344 milliards d'il y a quatre ans ou 422 d'aujourd'hui. Le même système nourrit des chiffres très différents, tous présentés comme « le coût des retraites ».
D'où une grille de lecture, valable bien au-delà de ce sujet. Un chiffre de retraite ne veut rien dire sans deux mentions. Le périmètre d'abord : pensions versées, système complet avec la solidarité, ou simple subvention d'équilibre, ce ne sont pas les mêmes montants. Le millésime ensuite : la masse a bougé d'environ soixante-dix milliards en quatre ans. Un chiffre qui ne nomme ni l'un ni l'autre est inexploitable.
Lexique des caisses et sigles
De quoi parle-t-on quand on cite un régime
| Sigle | Définition |
|---|---|
| CNAV | Régime général, retraite de base des salariés du privé et indépendants |
| AGIRC-ARRCO | Retraite complémentaire obligatoire des salariés du privé, par points |
| SRE / FPE | Service des retraites de l’État, pensions des fonctionnaires d’État |
| CNRACL | Caisse des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers |
| MSA | Régime agricole, salariés et non-salariés |
| ASPA | Allocation de solidarité aux personnes âgées, l’ex-minimum vieillesse |
| FSV | Fonds de solidarité vieillesse, finance des dispositifs de solidarité du système |
| COR | Conseil d’orientation des retraites |
| DREES | Service statistique des ministères sociaux |
| CSG, CRDS, CASA | Prélèvements sociaux pesant sur les pensions |
CNAV
- Définition
- Régime général, retraite de base des salariés du privé et indépendants
AGIRC-ARRCO
- Définition
- Retraite complémentaire obligatoire des salariés du privé, par points
SRE / FPE
- Définition
- Service des retraites de l’État, pensions des fonctionnaires d’État
CNRACL
- Définition
- Caisse des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers
MSA
- Définition
- Régime agricole, salariés et non-salariés
ASPA
- Définition
- Allocation de solidarité aux personnes âgées, l’ex-minimum vieillesse
FSV
- Définition
- Fonds de solidarité vieillesse, finance des dispositifs de solidarité du système
COR
- Définition
- Conseil d’orientation des retraites
DREES
- Définition
- Service statistique des ministères sociaux
CSG, CRDS, CASA
- Définition
- Prélèvements sociaux pesant sur les pensions
Source : Corpus de référence La Note
Le coût des retraites n'est pas un chiffre, mais une famille de chiffres, chacun valable dans son périmètre et à son millésime. Les voici réunis.
Une famille de chiffres, pas un chiffre unique
Chaque montant est valable dans son périmètre et à son millésime
| Chiffre | Ce qu’il mesure | Périmètre | Millésime | Source |
|---|---|---|---|---|
| 422,2 Md€ | Système de retraite brut, 14,1 % du PIB | Système COR | 2025 | COR juin 2026 |
| 394 Md€ | Système net après prélèvements sur pensions, 13,2 % du PIB | Système COR | 2025 | COR juin 2026 |
| 369,9 Md€ | Pensions versées tous régimes, 13,1 % du PIB | Agrégat consolidé DREES | 2023 | DREES Panorama 2025 |
| 13,4 % du PIB | Pensions publiques au sens OCDE, base homogène internationale | Périmètre OCDE | 2022 | OCDE PAG 2025 |
| ~24 % | Part dans les dépenses publiques (24,3 % référentiel COR 2025, 22,9 % référentiel OCDE 2022) | COR et OCDE | 2025 / 2022 | COR juin 2026 et OCDE PAG 2025 |
| ~42 % | Part dans les dépenses sociales publiques | Référentiel OCDE SOCX | 2022 | Calcul OCDE 13,4 / 31,6 |
422,2 Md€
- Ce qu’il mesure
- Système de retraite brut, 14,1 % du PIB
- Périmètre
- Système COR
- Millésime
- 2025
- Source
- COR juin 2026
394 Md€
- Ce qu’il mesure
- Système net après prélèvements sur pensions, 13,2 % du PIB
- Périmètre
- Système COR
- Millésime
- 2025
- Source
- COR juin 2026
369,9 Md€
- Ce qu’il mesure
- Pensions versées tous régimes, 13,1 % du PIB
- Périmètre
- Agrégat consolidé DREES
- Millésime
- 2023
- Source
- DREES Panorama 2025
13,4 % du PIB
- Ce qu’il mesure
- Pensions publiques au sens OCDE, base homogène internationale
- Périmètre
- Périmètre OCDE
- Millésime
- 2022
- Source
- OCDE PAG 2025
~24 %
- Ce qu’il mesure
- Part dans les dépenses publiques (24,3 % référentiel COR 2025, 22,9 % référentiel OCDE 2022)
- Périmètre
- COR et OCDE
- Millésime
- 2025 / 2022
- Source
- COR juin 2026 et OCDE PAG 2025
~42 %
- Ce qu’il mesure
- Part dans les dépenses sociales publiques
- Périmètre
- Référentiel OCDE SOCX
- Millésime
- 2022
- Source
- Calcul OCDE 13,4 / 31,6
Un chiffre de retraite ne vaut rien sans son périmètre et son millésime.
Source : COR juin 2026 · DREES Panorama 2025 · OCDE Pensions at a Glance 2025
Un dernier point d'horizon
La France finance ses retraites presque entièrement par répartition : les cotisations d'aujourd'hui paient les pensions d'aujourd'hui. La capitalisation facultative n'y pèse que 0,3 % du PIB, un niveau stable depuis 1990. D'autres pays ont fait un choix différent. Les Pays-Bas, la Suisse, l'Australie ou les États-Unis s'appuient bien davantage sur des comptes capitalisés, qui portent une part importante de l'effort retraite hors du budget public. C'est tout l'enjeu de la comparaison internationale : un même besoin, financer les vieux jours, transite par des canaux très différents selon les pays. La question du modèle, répartition ou capitalisation, mérite à elle seule sa propre note.
Sources
[S1] Conseil d'orientation des retraites (COR), Évolutions et perspectives des retraites en France, rapport annuel, juin 2026 (base 2025). Brut 422,2 Md€ / 14,1 % du PIB et net 394 Md€ / 13,2 % du PIB (p. 65), 24,3 % des dépenses publiques (p. 53 et p. 65), décomposition 401 Md€ de prestations hors ASPA dont 361 droit direct (12,1 % du PIB) et 39 droit dérivé (p. 65). Structure des ressources 2025 (Tableau 2.2, p. 88) : cotisations 65,6 % / 277,0 Md€, impôts et taxes affectés dont CSG 15,3 % / 64,7 Md€, contribution de l'État employeur au régime des fonctionnaires de l'État 11,7 % / 49,3 Md€, transferts d'organismes tiers 3,9 %, subventions d'équilibre des régimes spéciaux 1,8 %, produits financiers et autres 1,3 %. Pension moyenne relative 54,6 % en 2025 vers 45,3 % en 2070 et ratio cotisants 1,8 vers 1,3 (p. 65 et p. 72), niveau de vie relatif des retraités 100,2 % en 2023, 96,3 % en 2045 et 90,3 % en 2070 (p. 153-154). https://www.cor-retraites.fr/rapports-du-cor/rapport-annuel-cor-juin-2026-evolutions-perspectives-retraites-france
[S2] DREES, Les retraités et les retraites, Panorama édition 2025, fiche 10 (masses financières), juillet 2025. Pensions versées tous régimes 369,9 Md€ / 13,1 % du PIB, droit direct 330,6 Md€, droit dérivé 39,2 Md€, minimum vieillesse 4,6 Md€ (2023). https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2025-07/Fiche%2010%20-%20Les%20masses%20financi%C3%A8res%20relatives%20aux%20pensions%20de%20retraite.pdf
[S3] OCDE, Pensions at a Glance 2025. Table 8.2 (« Public expenditure on cash old-age and survivor benefits », page 225 du PDF) : dépense publique seule, France 13,4 % du PIB (2022), 4e de l'OCDE ; Italie 16,1 %, Allemagne 10,8 %, Pays-Bas 6,4 %, Suisse 6,6 %, États-Unis 7,3 % (2023), Australie 3,4 % (2023) ; moyenne OCDE 8,1 %. Table 8.3 (« Private pension-benefit expenditures », page 227 du PDF) : dépense privée et total public plus privé, France 13,7 %, Italie 16,6 %, Allemagne 11,5 %, Pays-Bas 10,2 %, Suisse 12,3 %, États-Unis 13,0 %, Australie 7,9 % ; moyenne OCDE 9,4 %. Part privée française stable à 0,3 % du PIB depuis 1990. Note de table : dernière année 2021, sauf 2022 (France, Italie) et 2023 (États-Unis, Australie). Salaire moyen brut de référence France 44 968 € (table 7.5, « Gross average wage », 2024). Données issues de l'OECD Social Expenditures Database (SOCX). https://www.oecd.org/en/publications/oecd-pensions-at-a-glance_19991363.htm
[S4] OCDE, Pensions at a Glance 2025, table 4.4 (« Net pension replacement rates by earnings »). Taux de remplacement net France : 66,1 % à 0,5x, 70,0 % à 1x, 58,9 % à 2x du salaire moyen ; moyenne OCDE 75,4 % / 63,2 % / 52,9 %. https://www.oecd.org/en/publications/oecd-pensions-at-a-glance_19991363.htm
[S5] COR, Fiche CNAV (tableaux indicateurs), juillet 2024. Régime général, dépenses 159,9 Md€ / 5,7 % du PIB (2023, p. 1). https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-07/Fiche_Cnav_TI.pdf
[S6] COR, Fiche AGIRC-ARRCO, juillet 2024. Dépenses 91,2 Md€ / 3,3 % du PIB (2023, p. 3). https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-07/Fiche_AGIRC_ARRCO_vf.pdf
[S7] COR, Fiche FPE (fonction publique de l'État), juillet 2024. Dépenses de retraite 60,2 Md€ / 2,1 % du PIB (2023, p. 2). https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-07/Fiche_FPE_vf.pdf
[S8] Caisse des Dépôts, Les pensionnés des trois versants de la fonction publique en 2023. CNRACL 23,3 Md€, 1,3 million de pensionnés (2023). https://www.caissedesdepots.fr/blog/article/les-pensionnes-des-trois-versants-de-la-fonction-publique-en-2023
[S9] COR, Fiche CPRPF (SNCF), juillet 2024. Prestations versées 5,4 Md€ (dont droit direct 4,5, droit dérivé 0,8), subvention d'équilibre de l'État 3,2 Md€ (61 % des ressources), cotisations 2,0 Md€ (2023, p. 9). https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-07/Fiche_CPRPF%20(SNCF).pdf
[S10] Sénat, Projet de loi de finances, mission Régimes sociaux et de retraite (PLF 2024 et 2025). Subventions d'équilibre aux régimes spéciaux de l'ordre de 6,1 Md€ (2023). https://www.senat.fr/rap/l23-128-325/l23-128-3258.html
[S11] INSEE, Compte des administrations publiques 2024 (base 2020), mai 2025. Dépenses des administrations publiques 1 670,2 Md€ (2024), ordre de grandeur du total des dépenses publiques. La part de 24,3 % des dépenses publiques consacrée aux retraites en 2025 est publiée directement par le COR (S1, p. 53 et p. 65), qui ne publie pas le montant en euros du dénominateur 2025. https://www.insee.fr/fr/statistiques/8574492
[S12] Commission des comptes de la Sécurité sociale et évaluations PLFSS, dépenses du Fonds de solidarité vieillesse. Minimum vieillesse (ASPA) environ 4,9 Md€ (2024). https://evaluation.securite-sociale.fr/home/retraite/1-4-depenses-du-fonds-de-solidar.html
[S13] CNAV, États financiers combinés de la branche retraite 2024. Charges de gestion courante 1 697,0 M€, soit de l'ordre de 1 % des prestations légales vieillesse. https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/files/live/sites/pub/files/PDF/etats-financiers-2024.pdf
[S14] COR, Fiche MSA salariés agricoles, juillet 2024. Dépenses MSA salariés 7,1 Md€ (2023). https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-07/Fiche_MSA_SA_vf.pdf